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LE NA'VI COMME DEUXIÈME LANGUE
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Pronoms, pluriel et possessions

Les adjectifs ne sont pas la seule façon de décrire les noms. Dans ce chapitre, nous aborderons quelques autres outils permettant d'ajouter des informations : les pronoms, le pluriel et la possession.

Dans ce chapitre, nous allons répondre à ces questions:

  1. Qu'est-ce qu'un pronom ?
  2. Comment les Na'vis expriment-ils le pluriel ?
  3. Qu'est-ce que la lénition ?
  4. Comment les Na'vis expriment-ils la possession ?

1. « Qu'est-ce qu'un pronom ? »

Vous avez déjà vu et utilisé plusieurs pronoms sans vous en rendre compte. Un pronom est un type de nom spécial qui fait référence à une chose spécifique, mais qui, dans des contextes différents, signifie des choses différentes. Voici quelques exemples: « vous », « moi », « je », « lui » ou « elle ». Si je disais « vous » et que vous disiez "vous", nous ferions référence à des personnes spécifiques différentes, mais nous utilisons le même mot pour le faire.  

Puisque les pronoms font référence à une chose spécifique, ils ne prennent presque jamais d'adjectifs. Il serait bizarre de dire « le vous rouge ». Qu'est-ce que ça veut dire, le rouge ? Combien de « vous » y a-t-il ?! Il existe d'autres règles spéciales avec les pronoms qui seront bientôt abordées. Les pronoms Na'vi les plus courants sont les suivants :
oe
(pn.)
Je, moi
nga
(pn.)
tu
po
(pn.)
il/elle (non genré, troisième personne)
sno
(pn.)
soi-même
Pensez comme les Na'vi !
Po et sno n'ont pas de genre. Le Na'vi évite généralement d'indiquer le genre sauf si c'est absolument nécessaire et préfère les termes communs neutres en genre.
Les trois premiers (oe, nga et po) sont assez simples. Le dernier, sno, est un peu étranger au français. Il renvoie toujours au sujet lui-même. Nous couvrirons bientôt une utilisation plus logique de sno :
​
Neytiri yawne lu snor
Neytiri est aimée d'elle-même
po yawne lu snor
il/elle est aimé[e] de lui-même/d'elle-même
(Neytiri pourrait être po)

Il existe un autre ensemble de pronoms, mais pour apprécier réellement leur élégance, nous devons d'abord expliquer le pluriel. 

2. « Comment les Na'vis expriment-ils le pluriel ? »

Le pluriel, comme vous le savez peut-être, c'est lorsqu'il y a plusieurs du même nom qui sont discutés en même temps. En français, un nom est mis au pluriel par l'ajout de -s, -x ou -aux en finale de mot pour indiquer qu'il y a deux ou plusieurs de quelque chose. Par exemple, « boîte » devient « boîtes ».

En Na'vi, le pluriel est un peu différent. Tout d'abord, ils reconnaissent trois types de nombres - 2, 3 et 4 ou plus. Ensuite, le pluriel est représenté par un préfixe au lieu d'un suffixe. 
1

utral
arbre
2
​me+
meutral
deux arbres
3
pxe+
pxeutral
trois arbres
4 ou plus
ay+
ayutral
arbres (4+)
Pensez comme les Na'vi !
Les Na'vis accordent plus d'importance aux proportions qu'à des chiffres précis. Un, deux et trois sont des montants sensiblement différents les uns par rapport aux autres, mais après 4, cela commence à être « beaucoup » et chaque addition représente un pourcentage plus petit de l'ensemble.
Il existe également un autre préfixe apparenté: fra-. Cela signifie « tous les » ou « chaque ». 
frautral
chaque arbre, tous les arbres

Vous remarquerez peut-être que les préfixes pluriels ont été répertoriés avec un + à la fin, alors que fra- a un -. C'est la troisième différence avec le pluriel en Na'vi : il peut changer le mot auquel il est rattaché. Les préfixes et les adpositions avec un + à la fin provoquent une lénition.
​​

3. « Qu'est-ce que la lénition ? »

La ​lénition est un changement de certains sons causés par certains préfixes. Lorsqu'un préfixe ou une adposition causant la lénition est placé devant un mot commençant par une consonne, la consonne va parfois changer. Cela donne habituellement un mot plus facile à prononcer, quoique ces changements rendent les pluriels très très clairs. 

Seules certaines consonnes sont affectées par la lénition. Heureusement, l'ensemble des lettres affectées suivent un schéma facile à mémoriser.

1. Si c'est une consonne éjective, remplacez-la par son équivalent sans éjectif
KX » K
PX ​» P
TX ​» T
2. ​Si la son a un équivalent en consonne éjective, adoucissez plutôt le son
K ​» H
P ​» F
T or TS ​» S
3. ​Tìftang (‘) disparait complètement (sauf si devant LL ou RR)
' ​»  
Dans l'exemple précédent avec le mot utral, le mot n'a pas été modifié par la lénition parce que la lettre U ne fait partie d'aucune de ces catégories. Cependant, si on utilisait un mot comme payoang, il serait affecté par la lénition.
​
payoang
poisson
mefayoang
deux poissons
pxefayoang
trois poissons
ayfayoang
​4+ poissons

Puisque nous utilisons si souvent le préfixe pour 4 éléments ou plus et que les Na’vi aiment enlever des syllabes lorsque possible, le préfixe du pluriel général (ay+) suit une règle spécial. Quand ay+ cause une lénition, le préfixe peut être optionnellement omis. La consonne résultant de la lénition doit néanmoins rester. Sinon nous n'aurions aucune idée que le mot a été mis au pluriel !

kxetse
​queue
ayketse
​4+ queues
ketse
4+ queues

Il reste une dernièr exception : Si tìftang (‘) est suivi par une pseudovoyelle (LL or RR), il n'y a aucune lénition. C'est parce qu'une pseudovoyelle ne peut pas commencer une syllabe.

'rrpxom
coup de tonnerre
pxe'rrpxom
trois coups de tonnerre

Le pluriel en Na'vi est étroitement lié aux pronoms que nous avons couverts plus tôt d'une manière élégante. En français, le pronom collectif « nous » est extrêmement sensible au contexte. On ne peut pas toujours immédiatement déterminer si « nous » inclut le destinataire ou non. La langue Na’vi clarifie cela. Cela s'intitule l'inclusivité, qui établit qui est inclus (ou exclus) dans le pronom collectif.

Prenons par exemple oeng. Il s'agit d'une combinaison de oe et nga. Moi + toi =  oe + nga. Cette forme de « nous » inclut à la fois le destinataire et le locuteur. Cela peut être étendu à pxoeng et ayoeng pour 3 et 4+ individus, incluant le destinataire et le locuteur. La version alternative de ayoeng est awnga, qui est une contraction de ay+, oe et nga.
Pensez comme les Na'vi !
Lorsque oeng et ayoeng ont un cas, le a de nga réapparait : oengal, ayoengat, etc. Faites attention à ne pas écrire « oengìl » !
​Si vous ne voulez pas inclure le destinataire, vous pouvez utiliser moe. Cela provient de me+ et oe, littéralement « deux moi(s) ». De façon similaire, vous pouvez dire pxoe et ayoe pour 3 ou 4+ autres personnes. C'est la façon de dire « nous », comme dans « moi et quelqu'un d'autre, pas toi ». Remarquez l'absence de nga !

Même chose pour nga- : il devient menga, littéralemend « deux toi(s) » - toi et quelqu'un d'autre (mais pas moi). De façon similaire, nga peut être étendu à pxenga et aynga. Tout cela désigne des groupes qui incluent le destinataire, mais pas le locuteur - il n'y a pas de oe !

Finalement, comme vous pouvez vous en attendre, nous pouvons également appliquer le pluriel à po (restez toutefois attentif à la lénition !). Il s'agit de mefo, pxefo et ayfo. Puisque ay+ cause la lénition, ayfo est habituellement juste fo. Cela exclut évidemment le locuteur et le destinataire. Vous pouvez également utiliser fra- ici, pour créer frapo - « tout le monde ».

Quant à sno, il n'est jamais mis au plusieurs, puisqu'il se rapporte toujours à un mot précédemment décrit (et déjà au pluriel).
​
pxesaronyu snoru srung si
les trois chasseurs s'aident
(Il est déduit que sno se rapporte aux pxesaronyu)
​

4. « Comment les Na'vis expriment-ils la possession ? »

La possession est la façon de décrire un nom comme appartenant ou étant une partie d'un autre.  Par exemple, « le couteau de Neytiri » se rapporte à un couteau en particulier - celui qu'a Neytiri. En français, cela prend la forme de « [chose] de [possesseur] », par exemple « la branche de l'arbre ».

La relation possessive utilise le cas du génitif. Le « possesseur » dans cette relation prend ce cas. Comme les autres, il prend différentes formes dépendamment du mot auquel il est ajouté. 
  • -ä si le mot finit par une consonne (incluant LL et RR), U ou O
  • -yä pour le reste
​
tstal Neytiriyä
le couteau de Neytiri
Neytiriyä tstal
le couteau de Neytiri
ultralä vul
la branche de l'arbre
vul ultralä
la branche de l'arbre

​Il y a deux exceptions à cette règle qui surviennent seulement dans très peu de cas. Premièrement, si le mot finit par -ia, le a à la fin devient ä. Deuxièmement, il y a une interaction étrange avec le mot Omatikaya (le nom du clan), qui pourrait être le résultat d'un modèle présentement inconnu.

tìpe'un soaiä
la décision de la famille
aungiä ral
la signification du présage
Omatikayaä hapxì
le membre des Omatikaya

Le cas du génitif se comporte différemment lorsqu'il est ajouté à un pronom. Si le pronom finit par une voyelle, cette voyelle est remplacée par e. Puis comme nous avons appris précédemment, puisque le mot finit par e, la finale -yä est utilisée.

oe » oeyä

tsko oeyä
mon arc
nga » ngeyä

​​säfpìl ngeyä
ton idée
po » peyä
​
​peyä wutso
son repas
sno » sneyä
​
sneyä samsä’o
leurs propres armes

​Puisque la possession décrit un nom, le possesseur doit être proche du nom qu'il modifie, mais il être placé avant ou après. De façon similaire aux adjectifs, s'il n'était pas proche du nom qu'il décrit, ce serait difficile de savoir qui possède quoi ! 

Bien que le génitif se comporte comme un adjectif de plusieurs façons, ce n'est pas un vrai adjectif. Par exemple, il ne prend aucune des places allouées aux adjectives. 

ngeyä spuwina tsko atun
ton ancien arc rouge

​Genitives can also be chained together. It’s best to work starting from the noun and moving outwards to avoid ambiguity.

​oeyä sempulä tsko
my father’s bow
tsko sempulä oeyä
​
my father’s bow​
From the Film! 
Jake rallies the Omatikaya people to help him in uniting the clans.
Picture

Tsu’tey (Translating):

fìtsenge lu awngeyä!
This place is ours!
Speaking of ambiguity, be careful with the placement of the genitive. With adjectives, we could place them between two nouns because the a-connector pointed us towards the noun being described. But with the genitive, we cannot do this! There is nothing indicating which noun is being described!
​
yerikìl awin syuveti yom
the fast hexapede eats food
yerikìl oeyä syuveti yom
my hexapede eats food -or- ​hexapede eats my food?

​Fortunately, due to flexible word order, you can always arrange your sentences in a way where there is no ambiguity.
​
oeyä yerikìl syuveti yom
my hexapede eats food
yerikìl syuveti oeyä yom
​hexapede eats my food

Finally, we mentioned the pronoun sno earlier. The most common usage of this pronoun is with the genitive case, referring back to the subject. 
​
Neytiril tstalit sneyä Tsyeykur tìng
Neytiri gives her knife to Jake

​In this situation we do not use peyä. Instead, peyä is how we reference possession by someone who isn’t the subject. 

Neytiril tstalit peyä Tsyeykur tìng
Neytiri gives (someone else's) knife to Jake

In Summary

1. What's a pronoun?
A pronoun is a noun that refers to a specific thing, but the exact thing being referenced depends on the situation. They rarely take adjectives.

Pronouns can be combined with plurality prefixes to describe groups. Na’vi groups specify inclusivity: whether the speaker or listener are included in the group or not.

2. How does Na'vi express plurality?
Na’vi has 3 kinds of plurality, and employs prefixes to indicate plurality.​
me+
two (dual)
pxe+
​three (trial)
ay+
four+ (general or unknown)
​Additionally, fra- can be used to say “all <noun>” or “every <noun>”.

3. What is lenition?
A softening or changing  of sounds. Prefixes marked with a + cause lenition.
​KX » K
TX » T
PX » P
K » H
P » F
​T/TS »S
​‘ » [  ]
​If the ay+ prefix causes lenition, it can be optionally dropped while leaving the lenited sound.

4. How does Na'vi express possession?
The genitive case ending -(y)ä. Works for “X’s” and “X of Y” relations.
  • -ä is used if the word ends in a consonant, u, or o.
  • -yä is used on everything else.
  • -a → -ä in cases where the noun ends in ia, aya, or eya
Pronouns are modified, where the final vowel becomes an e.
The genitive can be chained to establish complex relationships.
Be careful with genitive placement to not create ambiguity.
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